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Wignehies : depuis dix ans, le pôle obésité de la polyclinique rend des gens heureux

Wignehies : depuis dix ans, le pôle obésité de la polyclinique rend des gens heureux Cela fait dix ans que le pôle obésité de la Polyclinique de la Thiérache, à Wignehies, a vu le jour. Spécialisé dans la chirurgie bariatrique, il accompagne les patients désireux de maigrir. Un parcours de longue haleine, sur plusieurs années, qui prend d’abord en compte l’humain. Les résultats sont au rendez-vous. La Voix du Nord | Publié le 28/02/2021 Le pôle obésité de la polyclinique a été créé, il y a dix ans, par le Dr Debray. Photo Christophe Lefebvre - VDN Il a 32 ans et pèse 178 kilos. Il n’en peut plus. Il ne trouve ni amie ni travail. Comment est-il arrivé là ? Il n’a pas fait attention à la nourriture. Comme lui, ils sont une cinquantaine de personnes, tous les ans, à faire confiance au pôle obésité de la Polyclinique de la Thiérache à Wignehies. Un parcours de longue haleine pour lutter contre cette maladie chronique. Le chef du service, le Dr Jean-François Debray, est d’ailleurs à cheval sur le protocole : « On suit les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Une opération bariatrique, c’est, en amont, six mois de préparation. Et des années d’accompagnement. Ce n’est pas du shopping médical… ». Traduisez, à l’heure où les personnes en surpoids sont bombardées de messages publicitaires sur les régimes – 95 % d’échecs en cinq ans – ou d’émissions de téléréalité, il faut tout reprendre à zéro. C’est ce que fait, depuis 2011, le pole obésité, qui a acquis une expérience. Une renommée également. « Chez nous, tout commence par une réunion d’information », souligne le praticien. Au cours de laquelle sont abordées les raisons (multiples) du surpoids : quand on veut maigrir, ce sont des habitudes de vie qu’il faut changer. Alimentaires, physiques, psychologiques… Car la maladie a des origines diverses : « Je me souviens d’une femme battue qui se ruait sur le frigo quand elle entendait son mari rentrer. Voilà le genre de problématiques qu’on rencontre. Elles sont souvent dues à l’environnement proche ». Bons résultats Pour ce faire, le service peut compter sur une équipe compétente avec deux chirurgiens, une infirmière coordonnatrice, une diététicienne, une psychologue et un animateur sportif. Qui, outre la partie médicale, propose des ateliers très importants. Cuisine, pour réapprendre à manger avec des recettes saines tout en sachant décrypter les étiquettes ; physique, pour renouer avec le plaisir de son corps, par exemple en marchant ; groupe de paroles, pour écouter des témoignages et retrouver l’estime de soi ; solidarité, avec les familles si elles peuvent aider. « On teste même l’hypnose qui donne de bons résultats ». Et après l’opération ? « La stabilisation du poids est la partie la plus délicate parce qu’elle prend du temps. Nous revoyons les patients à 3, 6 et 12 mois puis tous les ans. Bien sûr, les rechutes existent mais elles sont heureusement contenues. Il ne faut jamais oublier qu’être gros est une souffrance. On touche à l’humain, à la gestion des émotions. Les gens qui viennent nous voir, c’est pour être heureux. La bariatrie, c’est une chirurgie de l’humilité ». Agroalimentaire L’obésité, à qui la faute ? Il y a d’abord un phénomène mondial de sédentarité – et le confinement n’a pas arrangé les choses. « Qui plus est dans la société occidentale où l’agroalimentaire fait pression pour nous faire manger, observe le Dr Debray. Avec une nourriture riche, grasse, facilement accessible puisque peu chère ». Et quand ça ne va pas bien dans la tête, c’est l’addiction assurée… « le refuge, c’est la bouffe ! » « Il y a aussi, malheureusement, un lien avec la situation socio-économique. Plus elle est dégradée, synonyme de précarité, plus la population est touchée. C’est le cas dans l’Avesnois. Et le département du Nord a été longtemps le plus lourd de France ». Sachant que chaque profil est unique « parce qu’on a affaire à des personnes fragiles qui ne mangent pas mais se remplissent ». 50 Cinquante. C’est le nombre d’interventions chirurgicales bariatriques réalisées, chaque année, à la Polyclinique de la Thiérache de Wignehies – qui devrait augmenter dans les années à venir après qu’un deuxième chirurgien a été recruté. Trois techniques de pose gastriques, dont non invasives par cœlioscopie, existent. L’anneau qui étrangle la partie supérieure de l’estomac. Le by-pass qui en est une déviation. Et la sleeve qui consiste à réduire l’organe en retirant 80 % de sa masse. C’est cette dernière qui est le plus utilisée car elle donne de bons résultats.

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